Raymond Raoul LAMBERT

Raymond-Raoul Lambert est né à 5h du matin le 10 août 1894 à Montmorency (région parisienne). Son père se nomme Michel Arthur Lambert, exerce la profession de commissionnaire en marchandises et est alors âgé de 50 ans, tandis que sa mère s’appelle Angélina Léa Raumheim, n’a pas de profession et a 31 ans. 

Au départ, les parents de Raymond-Raoul résident au 52 rue de Dunkerque, à Paris (9ème arrondissement) mais, au moment de sa naissance, ils habitent temporairement à Montmorency, au 26 rue Clairvaux. En grandissant, Raymond étudie le droit avant d'être enrôlé lors de la Première Guerre mondiale où il sert en tant que soldat puis officier de réserve. Il sera d’ailleurs récompensé de sa bravoure par la Légion d’Honneur

Après la guerre, il se penche sur la question des réfugiés, tout d’abord en général puis plus spécifiquement les réfugiés juifs, étant lui-même croyant. 

Il se marie avec Simone Bloch en juin 1926 dans le 10ème arrondissement de Paris. Ils auront 4 enfants : Lionel né en 1929, Marc en 1932, Tony née en 1939 et enfin Marie-France née en 1942.

En 1934, il devient rédacteur en chef de la revue “l’Univers israélite”.

Il est à nouveau sollicité par l’armée, en 1939, pour participer à la Seconde guerre mondiale qui éclate tout juste, puis sera démobilisé en juillet 1940. C’est d'ailleurs après la reddition française que Raymond Raoul Lambert et sa famille déménagent à Marseille

Il est alors Président de l’U.G.I.F (Union Générale des Israélites de France) alors que la France est occupée et tente de défendre le cas de la population juive. Il essaie de négocier avec les hauts-rang pour assurer une place plus juste aux Juifs de France. Il croit pouvoir arranger la situation en discutant et a toujours une grande confiance dans le gouvernement français.

Malgré tout, après l'évènement tragique des rafles de juillet 42, il change de stratégie, comprenant l’urgence et la gravité de la situation. Il se met à soutenir plus fortement les mouvements de Résistance et va même jusqu’à protester directement chez Monsieur Pierre Laval (l’un des plus grands collaborateurs français). 

Malheureusement, la conviction et l’acharnement de Raymond Raoul Lambert ne furent pas suffisants : il est arrêté avec toute sa famille une semaine après, le 21 août 1943. Il est interné plusieurs mois à Drancy où on lui attribuera le matricule 4354 avant d’être finalement déporté le 7 décembre 1943 en direction d’Auschwitz. Son absence des registres et des archives du camp signifie probablement qu’il fut gazé dès son arrivée, le 10 décembre, comme une majorité des prisonniers du convoi.


Merci à Thierry Noël-Guitelman pour son aide et les informations fournies

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