Jeanine FRAENKEL

Jeanine Fraenkel, née Wahlsee, voit le jour à Paris le 18 août 1911. En 1930, elle épouse un certain Roger Fraenkel, stomatologiste et professeur à l'Écoledentaire, dont elle a deux enfants : Jean-Jacques (1931) et Josette (1934).

Roger est arrêté le 12 décembre 1941, au cours de la "Rafle des notables", incarcéré au camp de Compiègne-Royallieu, puis déporté à Auschwitz par le convoi n°1, le 27 mars 1942. Il ne reviendra pas.

Suite à cette arrestation, Jeanine fuit la capitale avec ses deux enfants et s'installe à Nice. Elle rejoint alors le mouvement de Résistance Combat, où elle devient agent de liaison.

Au mois de mars 1943, elle décide de rallier le Réseau André, mouvement de résistance juif dirigé par Joseph-André Bass. Elle prend alors une fausse identité : Aline Francel et choisit de confier ses enfants à des proches pour assurer leur sécurité.

Malheureusement, Jeanine est arrêtée par la Gestapo le 8 novembre 1943. Elle est emmenée à l'hôtel Ermittage, à Nice, où elle est torturée, puis transférée à l'hôtel Excelsior, le quartier général du capitaine SS Aloïs Brunner.

Elle est ensuite emmenée au camp d'internement de Drancy où elle entre le 26 novembre 1943, sous le matricule 9413. Elle y restera une dizaine de jours, avant de figurer sur la liste du prochain départ pour Auschwitz-Birkenau.

Le 7 décembre 1943, aux alentours de midi, Jeanine monte à bord du convoi n°64 en gare de Bobigny. Le trajet durera trois jours.

Le parcours de déportation de Jeanine reste inconnu à ce jour. Nous n'avons, pour l'instant, pas réussi à identifier un potentiel numéro de matricule qui affirmerait qu'elle soit bien entrée dans le complexe concentrationnaire d'Auschwitz-Birkenau. Cela peut signifier qu'elle n'a pas été sélectionnée pour le travail mais il est également possible qu'elle ait été sélectionnée et qu'aucun document trouvé à ce jour ne l'indique (nous disposons de très peu d'informations sur les femmes de ce convoi après leur arrivée dans les camps). En tout cas, Jeanine ne rentrera pas de déportation.

En 1948, Jeanine Fraenkel est nommée caporal, à titre posthume, et décorée de la médaille de la Résistance, de la médaille de la Reconnaissance française et de la Croix du combattant volontaire de la Résistance.

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